Histoire


« Being a black, trans and queer person is the best part of me. I wouldn’t trade that for anything. »

Syrus Marcus Ware

Notre histoire

Cette ébauche n’est qu’à titre indicatif et ne regroupe donc pas tous les évènements en lien avec la communauté au Canada.

Au Canada, l’histoire de la communauté se caractérise d’abord par une longue période de noirceur s’abattant autrefois sur la communauté LGBTQ2+ jusqu’à la fin des années ‘60.

En 1969 a lieu le premier mouvement de libération gai en Amérique du Nord, soit les Émeutes de Stonewall à New York.

Il s’agit d’une intervention policière dans un bar gai et qui se conclut par un lamentable échec essuyé par les policiers newyorkais. La raison derrière leur défaite se traduit par le courage et la résistance de la part des personnes LGBTQ2+ qui y étaient présentes. Un an plus tard, des marches de solidarité et de fierté sont organisées à-travers les États-Unis en l’honneur de ce jour clé.

De l’autre côté de la frontière, l’homosexualité est décriminalisée au Canada en réaction à cet évènement majeur.

Post-Stonewall : Les années ‘70

La décennie suivante est alors marquée par l’avènement de la libération des personnes LGBTQ2+ au Canada.

Les tabous et préjugés autour de la communauté diminuent lentement mais sûrement, et ce, grâce aux protestations pour leurs droits qui se sont notamment déroulées à Vancouver, à Montréal, à Toronto et à Ottawa.

L’homosexualité n’est alors plus considérée comme une déviance par le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux.

À noter que les premières célébrations de la fierté entourant le mouvement ont lieu durant les années suivantes.

En 1977, le Code du droit de la personne se voit changé; toute discrimination se basant sur l’orientation sexuelle d’une personne est désormais interdite. Aussi, l’interdiction d’immigrer pour les hommes homosexuels dans la Loi de l’immigration est révoquée.

Stonewall canadien : Les années ‘80

Les années ‘80 sont parsemées d’actes violents envers les communautés minoritaires, dont la communauté LGBTQ2+.

En 1981, la police arrête quelques centaines d’hommes dans des saunas de la ville de Toronto, descente appelée « opération Savon ». L’épisode qui s’ensuit est aujourd’hui connue comme étant le Stonewall canadien de l’époque, puisque le lendemain, des milliers de personnes marchent dans les rues pour dénoncer le harcèlement policier. On comptait parmi les rangs des manifestants et comme leader un autochtone bispirituel.

Cette décennie se voit aussi malheureusement teintée par la crise du sida. Celle-ci dévaste profondément la communauté et laisse plusieurs personnes désemparées par le manque d’intérêt et de services hospitaliers. Un nouveau souffle anime alors le mouvement pour les droits LGBTQ2+ et intensifie la cadence au niveau politique.

Sur un tout autre ordre d’idées, Svend Robinson devient en 1988 le premier membre du parlement du Canada à s’afficher homosexuel.

Progression : Les années ’90

Les années 90 se distinguent de par leur nombre élevé de victoires, au niveau juridique, grâce aux efforts des dernières décennies.

Pour commencer, le terme « bispirituel » est réapproprié par la communauté autochtone au Canada. Il permet aux personnes autochtones LGBTQ2+ de refuser de se désigner selon des concepts venus du monde occidental et de plutôt utiliser ce terme culturel.

Ensuite, vient la permission accordée aux parents homosexuels.les d’adopter un enfant au Québec, puis le droit aux personnes LGBTQ2+ de rejoindre les Forces armées.

Puis, la Loi canadienne sur les droits de la personne subit une nouvelle mise à jour, c’est-à-dire l’ajout de l’orientation sexuelle pour protéger les personnes concernées de toute forme de discrimination.

En 1999, la Cour suprême déclare que les couples composés de deux individus du même sexe doivent avoir accès aux mêmes droits que les couples hétérosexuels.

Enfin, certaines instances s’opposent plus fortement au mouvement dans des provinces canadiennes spécifiques.

Point de bascule : Les années 2000

Cette période est caractérisée notamment par une avalanche de coming out dans le domaine de la politique.

En 2000, la police torontoise fait une descente dans un évènement pour femmes queers uniquement, ce qui résulte en une excuse officielle, un dédommagement monétaire et l’obligation de mieux former le corps policier aux enjeux de la communauté.

Libby Davies devient la première membre du Parlement canadien se présentant comme ouvertement lesbienne en 2001.

En 2002, la ville de Québec accueille son premier festival de la fierté.

L’attention du mouvement LGBTQ2+ se tourne désormais vers la question du mariage entre personnes du même sexe. Le 20 juillet 2005, le Canada devient l’un des premiers pays à le légaliser.

L’année suivante, Montréal fait office de terrain d’accueil pour les premiers World Outgames, réunissant plus de 10 000 athlètes LGBTQ2+.

La modernité : Les années 2010 à aujourd’hui

De nos jours, le mouvement vise l’ouverture d’esprit et la sensibilisation des jeunes dans les milieux scolaires afin de prévenir l’intimidation. Les alliances LGBTQ2+ créées par les élèves doivent également être acceptées dans toutes les écoles du pays.

En 2013, Kathleen Wynne devient la première femme ouvertement LGBTQ2+ à recevoir le titre de première ministre au Canada.

En 2015, Estefania Cortes-Vargas devient le.a premier.ère personne non-binaire à siéger au poste de politicien.ne à l’Assemblée législative de l’Alberta.

En 2017, le gouvernement fédéral ajoute l’identité et l’expression de genre parmi les motifs de discrimination de la Loi canadienne sur les droits de la personne. La même année, Kael McKenzie devient la première personne transgenre à travailler comme juge au Canada.

En 2019, l’Organisation Mondiale de la Santé retire de la liste des troubles mentaux le fait d’être transgenre.

Un an plus tard, les thérapies de conversion à l’hétérosexualité, enfreignant les droits de la personne, sont désormais considérées comme un acte criminel.  

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Les sources ayant été utilisées sont les suivantes :

Queer Events, Queer History. 2020. « History of Canadian Pride. » https://www.queerevents.ca/canada/pride/history [17 octobre 2020]

Tourisme Montréal. 2019. « Grands moments de l’histoire LGBTQ de Montréal. » https://www.mtl.org/fr/experience/grands-moments-histoire-lgbtq-montreal#:~:text=Ce%20vote%20du%2015%20d%C3%A9cembre,comme%20le%20%C2%AB%20Stonewall%20montr%C3%A9alais%20%C2%BB. [17 octobre 2020]

Radio-Canada. 2020. « On a toujours été là » : la contribution des Noirs et des Autochtones au combat LGBTQ. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1715152/lgbtq-racisme-black-lives-matter-fierte-gaie [16 octobre 2020]

L’Encyclopédie canadienne. 2019. « Droits des lesbiennes, des gais, des bisexuelles et des transgenres au Canada. » https://thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/droits-des-lesbiennes-des-gays-des-bisexuels-et-des-transgenres-au-canada [16 octobre 2020]


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